Home About us Products Services Contact us Bookmark
:: wikimiki.org ::
Conscience

Conscience

La conscience est l’intuition par un individu de son existence et du monde qui l’entoure (y compris d’autres êtres potentiellement doués de conscience) ; la conscience porte donc :
- sur ce qui se passe dans l’esprit d’un individu : opérations cognitives, attitudes propositionnelles, aspects de sa personnalité et de ses actions (identité du soi et conscience morale), perceptions internes (corps propre) ;
- sur le monde extérieur, sur l’environnement, sur des entités vivantes douées ou non de conscience (autrui).

Les deux sens distincts du mot

Le terme conscience est donc susceptible de désigner deux choses : La conscience dans ce second sens englobe logiquement celle du premier, puisque « se connaître » signifie nécessairement « se connaître dans ses rapports au monde » (y compris d’autres êtres potentiellement doués de conscience). En médecine, la conscience est une des fonctions vitales qui comprend les réflexes et la capacité à bouger et parler spontanément. l’état de conscience (de la conscience pleine au coma profond) est déterminé par l’état neurologique du patient. L’étude de la conscience concerne plusieurs disciplines, comme la psychologie, la psychiatrie, la philosophie de l'esprit et la philosophie de l'action. Dans le langage courant, le concept de conscience peut être opposé à l'inconscient, à l’inconscience, à l’inattention, à la distraction, au divertissement, etc. En réalité, il existe un regard épistémologique sur la conscience, défendu entre autres par la sophrologie caycédienne, à savoir que la conscience est une force intégratrice de tout : l'inconscient, le subconscient et le conscient. Il existe de nombreuses théories qui s’efforcent de rendre compte de ce phénomène. À partir de ces théories, on peut mettre en avant quelques groupes de questions fondamentales :
- quelle est la nature de la conscience (et, par suite, son origine et son développement) ?
- quelles sont ses caractéristiques ?
- quel est son mode d’existence ? Comment peut-elle exister à partir d’entités non-conscientes ?
- quelle est sa fonction ? A-t-elle une causalité propre et, si oui, de quelle nature ?
- quelles relations la conscience entretient-elle avec les autres phénomènes de la réalité, physiques et mentaux ? En résumé, il s’agit de décrire la conscience, de découvrir sa cause et de déterminer son rôle et sa valeur. Ce sujet fait l’objet de travaux de Daniel Dennett, Antonio Damasio et Jean-Pierre Changeux, ainsi que des sciences cognitives. Le modèle du spectateur cartésien est remis en cause car, fait remarquer Dennett, on ne peut expliquer la conscience par la conscience : expliquer exige que l’explication ne fasse pas appel elle-même à une compréhension de ce qu’on souhaite justement expliquer (« To explain means to explain away »). En d’autres termes, on n’aura expliqué la conscience que lorsque cela aura été fait en termes ne faisant pas intervenir le mot ni le concept de « conscience ». Sinon, on tombe dans un argument circulaire (voir l’article : sophismes).

Définitions

Le concept de conscience a de nombreux sens que l’on peut s’efforcer de distinguer, bien que dans certains cas ces différences soient surtout des différences de degrés :
- La conscience comme sensation : tout être doué de sensibilité peut être dit conscient, dans la mesure où il perçoit son environnement et répond à des stimulus;
- la conscience spontanée, sentiment intérieur immédiat ; certains philosophes de l’Antiquité (par exemple les Stoïciens) parlent de toucher intérieur ;
- on peut distinguer une étape supérieure, en signifiant par le mot conscience un état d’éveil de l’organisme, état qui différe du précédent par le fait qu’il ne se réduit pas à la passivité de la sensibilité (cf. en anglais, le mot wakefulness, vigilance, alerte); en ce sens, il n’y a pas de conscience dans l’état de sommeil profond ou dans le coma ;
- Conscience de soi : la conscience est la présence de l’esprit à lui-même dans ses représentations, comme connaissance réflexive du sujet qui se sait percevant. Par cette présence, un individu prend connaissance, par un sentiment ou une intuition intérieurs, d’états psychiques qu’il se rapporte à lui-même en tant que sujet. Cette réflexivité renvoie à une unité problématique du moi et de la pensée, et à la croyance tout aussi problématique que nous sommes à l’origine de nos actes ; ce dernier sens est une connaissance de notre état conscient aux premiers sens. Le domaine d’application est assez imprécis et comporte des degrés : s’il s’agit d’une conscience claire et explicite, les enfants ne possèdent sans doute pas la conscience en ce sens ; s’il s’agit d’un degré moindre de conscience, d’une sorte d’éveil à soi, alors non seulement les enfants peuvent être considérés comme conscients, mais peut-être aussi certains animaux.
- un autre sens du mot conscience a été introduit par le philosophe Thomas Nagel : il s’agit de la conscience pour un être de ce que cela fait d’être ce qu’il est.
- la conscience comme conscience de quelque chose (conscience transitive, opposée à l’intransitivité du fait d’être conscient). Cette conscience renvoie à l’existence problématique du monde extérieur et à notre capacité de le connaître ;
- la conscience intellectuelle, intuition des essences ou des concepts.
- la conscience phénoménale, en tant que structure de notre expérience. Dans l’ensemble de ces distinctions, on peut noter une conception de la conscience comme savoir de soi et perception immédiate de la pensée, et une autre comme sentiment de soi impliquant un sous-bassement obscur et un devenir conscient qui sont en général exclus de la première conception.
- la conscience morale, quant à elle, désigne le jugement moral de nos actions. Dans ce cas, la conscience nous permet de distinguer le bien du mal. Voir plus bas.

Histoire

Il n’existe aucun concept comparable à celui de conscience dans la philosophie grecque, et ce n’est qu’au que le terme devient un fondement de la réflexion sur l’esprit. Chez certains auteurs romains, le mot latin prend une dimension morale dérivée du droit, exprimant le fait de se prendre soi-même pour témoin. Le concept de conscience n’a été isolé de sa signification morale qu’à partir de Locke, dans son Essai sur l’entendement humain. Avant lui le mot conscience n’a jamais le sens moderne. En particulier, Descartes ne l’emploie quasiment jamais en ce sens, bien qu’il définisse la pensée comme une conscience des opérations qui se produisent en nous (cf. Principes de la philosophie). C’est le traducteur de Locke, Pierre Coste, qui a introduit l’usage moderne du mot conscience (donc, en français, mais le sens du mot consciousness était bien sûr tout aussi nouveau) associé à l’idée d’un soi-même dont la conscience exprime l’identité.

Caractéristiques de la conscience

La conscience présente certains traits caractéristiques :
- Le rapport au moi ;
- la subjectivité : la conscience que j’ai de moi-même est distincte de celle d’autrui ;
- la structure phénoménale ;
- la mémoire ;
- la disponibilité, ou liberté de la conscience à l’égard des objets du monde ;
- la temporalité ;
- la sélectivité ;
- l’intentionnalité : toute conscience est conscience de quelque chose, est tournée vers autre chose qu’elle-même : « la conscience n’a pas de dedans, elle n’est rien que le dehors d’elle-même. » (Sartre).
- l’unité ou synthèse de l’expérience ;

Conscience de soi

La conscience s’accompagne de souvenirs, de sentiments, de sensations et de savoir que nous rapportons à une réalité intérieure que nous nommons moi. Cette conscience est appelée conscience de soi, et est structurée par la mémoire et l’entendement. Elle est en ce sens une unité synthétique sous-jacente à tous nos comportements volontaires. Les éléments qu’elle contient, souvenirs, sentiments, jugements, dépendent d’un contexte culturel, ce qui fait de la conscience de soi une réalité empirique changeante et multiple. L’unité et la permanence du moi ne sont donc pas garanties par l’unité de la conscience.

Le rapport en première personne

L’introspection est la méthode d’investigation de la conscience qui vient généralement la première à l’esprit. C’est un fait que nous pensons avoir un accès privilégié à notre esprit, accès dont la conscience serait l’expression. Mais l’investigation de notre vie mentale n’est certainement pas suffisante pour élaborer une théorie de la conscience étendue : « on ne peut pas, disait Auguste Comte, se mettre à la fenêtre pour se regarder passer dans la rue ». Le sujet ne peut en effet s’observer objectivement puisqu’il est à la fois l’objet observé et le sujet qui observe, d’autant que la conscience se modifie elle-même en s’observant. Tout projet de psychologie scientifique impliquerait donc d’examiner la conscience à la troisième personne, même si il faut alors se demander comment il est possible d’observer ainsi la conscience de l’extérieur.

Courant de conscience

L’idée de conscience de soi pose le problème de l’unité d’un sujet, d’un moi ou d’une conscience. On peut très généralement distinguer deux types d’hypothèses :
- la conscience est l’expression d’une unité interne − le je du je pense ; cette unité peut être comprise de différentes manières :
  - unité d’un individu − le sujet pensant, voire « l’âme » (par exemple chez Descartes);
  - unité transcendantale − le sens interne comme conscience de mes contenus de conscience comme m’appartenant (Kant).
- la conscience n’est qu’une liaison d’agrégats d’impressions (Hume) qui peut être décrite comme une suite plus ou moins cohérente de récits concernant un sujet purement virtuel − le moi. Aussi, « quand mes perceptions sont écartées pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps je n’ai plus conscience de moi et on peut dire vraiment que je n’existe pas » (Hume, Traité de la nature humaine, I). Selon cette thèse, le moi n’est donc qu’une croyance entretenue par la mémoire et l’habitude d’éprouver la succession de nos impressions.

Conscience du monde extérieur

Selon Husserl, qui reprend un concept médiéval, toute conscience est conscience de quelque chose. Cela suppose que la conscience soit un effort d’attention qui se concentre autour d’un objet. Cette concentration est structurée par l’expérience ou par des catégories a priori de l’entendement, structures que l’on considère parfois comme les fondements de toute connaissance du monde extérieur. Dans l’idéalisme moderne la conscience est ainsi la source et l’origine de la science et de la philosophie.

Structure phénoménale de la conscience

À la question de savoir quelles relations la conscience entretient avec la réalité en général, une description phénoménologique répond que celle-ci a une structure spatiale et temporelle, structure qui est une organisation des concepts qui concernent notre expérience du monde et nous-mêmes en tant qu’acteurs de ce monde.

Conscience morale

C’est le sens premier du mot « conscience », que l’on trouve chez Cicéron et Quintillien, et qui dans la langue française reste sans concurrence jusqu’au (voir plus haut − section histoire). La conscience psychologique est souvent évoquée comme une lumière, la conscience morale comme une voix : si la première nous « éclaire », la seconde nous « parle ». La conscience morale désigne en effet le sentiment intérieur d’une norme du bien et du mal qui nous dit comment apprécier la valeur des conduites humaines, qu’il s’agisse des nôtres ou de celles d’autrui. C’est le démon qui fit condamner Socrate. Cette « voix » de la conscience, qui se fait entendre dans l’individu est pourtant, selon Rousseau, la même en tout homme. Malgré la diversité et la variabilité des mœurs et des connaissances, elle est universelle : elle est en nous la voix de la nature, car « quoique toutes nos idées nous viennent du dehors, les sentiments qui les apprécient sont au-dedans de nous, et c’est par eux seuls que nous connaissons la convenance ou disconvenance qui existe entre nous et les choses que nous devons respecter ou fuir » (Émile, Livre IV). Tel un instinct, mais pourtant signe de notre liberté, elle ne nous trompe jamais, pour peu qu’on l’écoute vraiment : « Conscience ! Conscience ! instinct divin, immortelle et céleste voix ; guide assuré d’un être ignorant et borné, mais intelligent et libre ; juge infaillible du bien et du mal, qui rends l’homme semblable à Dieu, c’est toi qui fais l’excellence de sa nature et la moralité de ses actions ; sans toi je ne sens rien en moi qui m’élève au-dessus des bêtes, que le triste privilège de m’égarer d’erreurs en erreurs à l’aide d’un entendement sans règle et d’une raison sans principe » (ibid.). Entendue ainsi, dit Alain, la conscience est « le savoir revenant sur lui-même et prenant pour centre la personne humaine elle-même, qui se met en demeure de décider et de se juger. Ce mouvement intérieur est dans toute pensée ; car celui qui ne se dit pas finalement : « que dois-je penser ? » ne peut pas être dit penser. La conscience est toujours implicitement morale ; et l’immoralité consiste toujours à ne point vouloir penser qu’on pense, et à ajourner le jugement intérieur. On nomme bien inconscients ceux qui ne se posent aucune question d’eux-mêmes à eux-mêmes » (Définitions, in Les Arts et les Dieux). Pour Alain, il n’y a donc pas de morale sans délibération, ni de délibération sans conscience. Souvent la morale condamne, mais lorsqu’elle approuve, c’est encore au terme d’un examen de conscience, d’un retour sur soi de la conscience, de sorte que « toute la morale consiste à se savoir esprit », c’est-à-dire « obligé absolument » : c’est la conscience et elle seule qui nous dit notre devoir. La question demeure cependant de savoir quelle origine attribuer à la conscience morale. Car si pour Rousseau « les actes de la conscience ne sont pas des jugements, mais des sentiments »(ibid.), il n’en sera plus ainsi pour Kant, qui considérera au contraire la conscience morale comme l’expression de la raison pratique − et encore moins pour Bergson, qui verra en elle le produit d’un conditionnement social, ou pour Freud, qui la situera comme l’héritière directe du surmoi (Le Malaise dans la culture, VIII), instance pourtant en majeure partie inconsciente.

Fonctions de la conscience


- Régulation du comportement et interface avec le monde extérieur : selon la théorie de l’access consciousness, l’état de conscience est un accès à une information susceptible d’être utile à l’organisme et de le guider. La conscience est donc un état indépendant à la fois de ce que cela fait d’être conscient de telle ou telle chose et de toute idée de structure phénoménale.
- Fonction sociales

Les théories de la conscience

Les questions de savoir ce qui caractérise la conscience, quelles sont ses fonctions et quels rapports elle entretient avec elle-même ne préjugent pas nécessairement du statut ontologique qu’il est possible de lui donner. On peut par exemple considérer que la conscience est une partie de la réalité qui se manifeste dans des états de conscience tout en étant plus qu’une simple abstraction produite à partir de l’adjectif « conscient ». Cette thèse réaliste (au sens de la philosophie médiévale, voir Réalisme et nominalisme) n’a plus beaucoup de défenseurs de nos jours. L’une des raisons est que l’investigation descriptive ne rend pas nécessaire ce genre d’hypothèses réalistes. Voir Rasoir d'Occam.
- Dualisme
- Physicalisme
- La conscience du point de vue matérialiste : voir page de discussion.
- L’approche de Timothy Leary avec ses 8 circuits.
- Autres théories cognitives (Douglas Hofstadter, Daniel Dennett, Antonio Damasio). et même des approches totalement physiques, comme celle de Jean-Pierre Changeux, selon lequel les percepts et les concepts constituent des entités physiques se traduisant par des connexions physiques et logiques de neurones, qu’il entend mettre en évidence; c’est déjà le cas pour les percepts.

Quelques questions pour méditer


- Peut-on parler de connaissance de soi ?
- Qu’est-ce que se connaître soi-même ?
- Que peut-on savoir de soi ?
- Qu’est-ce qu’avoir bonne conscience ?
- Suffit-il d’être conscient pour se connaître ?
- Peut-on prouver l’existence de la conscience ?
- L’homme doit il toujours suivre sa conscience ?
- La conscience est-elle un guide ou un témoin ?
- Toute conscience est-elle nécessairement conscience morale ?
- Peut-on échapper aux éxigences de la conscience?
- Sommes-nous conscients ou avons-nous à nous rendre conscients ?
- La conscience est-elle source d'illusion ?

Bibliographie


- Henri Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience
- Antonio Damasio, Le sentiment même de soi
- Delacour, Conscience et cerveau
- Daniel Dennett, La Conscience expliquée
- Descartes, Discours de la méthode
- Descartes, Méditations métaphysiques
- Descartes, Principes de la philosophie
- Edelman,Tononi, Comment la matière devient conscience
- Kant, Critique de la raison pure
- Leibniz, Nouveaux essais sur l’entendement humain
- Locke, Essai sur l’entendement humain
- Spinoza, Ethique

Voir aussi


- Inconscient | Pensée | Immortalité | Perception | Esprit | Philosophie de l'esprit | Psychologie | Morale | Existence | Sophrologie | Science et conscience
- Bicaméralité : théorie controversée autour de l'apparition de la conscience. Catégorie:Philosophie Catégorie:Morale Catégorie:Philosophie de l'esprit ja:意識 simple:Consciousness

Intuition

L'intuition est un mode de connaissance indépendant de la raison. Elle procède de façon immédiate, c'est-à-dire sans médiat. Elle est perçue comme ne faisant pas appel à l'expérience bien qu'elle puisse en réalité puiser sa pertinence dans des souvenirs enfouis dans l'inconscient ou le subconscient. Toutefois, dans certains cas, elle peut induire en erreur toutindividu individu qui ferait abusivement confiance à celle-ci. On attribue à l'intuition des pouvoirs prédictifs.

Intuitionnisme psychologique

Théorie d'après laquelle l'esprit perçoit directement les objets extérieurs.Il a l impression de sentir les choses sorte de premonition de l avenir

Intuitionnisme philosophique

Théorie qui se fonde sur l'intuition de l'absolu ou de la réalité en elle-même (Bergson), ou qui reconnaît à l'homme l'intuition de normes absolues (Scheller, Hartmann).

Intuitionnisme mathématique

Doctrine défendue par Brouwer et son disciple Heyting, en opposition au formalisme de Hilbert, et d'après laquelle les mathématiques sont intuitives et ne peuvent pas être purement hypothético-déductives. Catégorie:Philosophie

Existence

ja:存在 Catégorie:Philosophie Catégorie:Morale Catégorie:Métaphysique Le mot « existence » désigne le fait d'être, par exemple le fait d'être d'une manière absolue, le fait d'être donné pour la perception, ou encore pour la conscience. « Existence » s'oppose à la fois à l'essence (le ce que c'est), et au néant qui est sa négation.

Le problème métaphysique de l'existence

Exister c'est être; être c'est exister. Ainsi l'existence est-elle quelque chose d'immédiat, qui constitue le commencement de tout.
En ce sens, l'existence est le simple fait d'être, l'être conçu sans détermination aucune, sans prédicat, sans rien : l'être commence donc par l'indétermination de l'existence, indétermination du fait d'être pur et simple. Ainsi, cette première idée de l'existence nous la ferait concevoir par une connaissance immédiate. De ce point de vue :
- être et pensée sont identiques ;
- l'existence est immédiatement connue. La connaissance de ce qu'est l'existence est ainsi issue originellement de l'existence même. Chacun aurait donc un savoir immédiat de l'immédiat. Ces points soulèvent quelques-unes des difficultés fondamentales de la philosophie :
- si l'existence est connue par un moi, l'existence des choses peut-elle en être déduite ?
- l'existence est-elle immédiatement connue par notre conscience ?
- L'existence est-elle un objet de connaissance ? Ces questions entraînent des distinctions :
- existence pour un moi (subjective) et existence des choses (objectives) : dans l'idéalisme moderne, c'est l'existence subjective en tant que pensée qui est absolument certaine.
- être et existence : on distingue entre « être » et « être un être ».

L'origine métaphysique de l'existence

Dans cette dernière distinction, on peut estimer que la philosophie a traditionnellement choisi l'être au détriment de l'existence, ce qui se traduit par la formulation d'Aristote : L'objet éternel de toutes les recherches présentes et passées, le point toujours en suspens : qu'est-ce que l'être ? revient à demander qu'est-ce que la substance ? À la suite de Platon, la recherche d'Aristote se porte donc sur l'essence, et non sur l'existence, et l'existence serait ainsi occultée : l'existence doit toujours métaphysiquement se penser par rapport à l'essence ; l'essence est la condition d'intelligibilité de l'existence. De ce point de vue essentialiste, il découle plusieurs conséquences imporantes :
- l'essence est l'être possible, et l'existence l'être réel ;
- l'existence d'un être est fonction de son essence ;
- l'existence est donc définie par son essence, et c'est la notion d'essence qui exprime le mieux l'existence ;
- l'existence est subordonnée aux lois de l'essence, qui lui donne donc ses limites et sa perfection ;
- la différence entre les essences produit une hiérarchie des existences i.e. une hiérarchie de la réalité : il y a de l'ordre ;
- plus une essence est parfaite, plus l'existence qui en découle est parfaite ;
- Dieu (ou le Bien, l'acte pur, etc.) -étant la souveraine essence, est ce dont procède toute existence ; il serait d'ailleurs également la seule véritable essence, dont l'existence découle nécessairement, ce qui ferait de toute métaphysique et de toute science, une théologie (Philosophie première chez Aristote). Or, cette métaphysique pose un problème très simple : si l'existence dépend à ce point de l'essence (définition, intelligibilité, structure de l'être, raison d'être, etc.) alors pourquoi quelque chose existe-t-il en dehors de l'essence ?
Une réponse est que Dieu a crée les essences et accomplit ce passage du possible au réel que la raison humaine ne parvient pas a penser (voir aussi Platon, Timée). Mais le problème est toujours le même : comment une essence suprême peut-elle poser hors d'elle quelque chose de contingent et d'inférieur, l'existence ?

Philosophie de l'existence

Face à ces problèmes, on peut vouloir penser l'existence d'une manière autonome, indépendamment de l'essence. C'est le renversement existentiel de la métaphysique : le fait d'exister devient le point de départ de la pensée, ce qui donne sens véritablement à notre expérience. C'est l'existence sans essence, i.e. sans raison et sans hiérarchie.

L'analyse de l'existence en tant que phénomène

L'existence, dans la métaphysique occidentale, est en-dehors du concept : en ce sens, on ne peut lui reprocher d'avoir ignorer l'existence, puisque l'existence est simplement ce qui échappe à l'essence : l'existence ne se déduit pas du concept, elle n'est pas un prédicat mais une position -ce qui est posé ici et maintenant (cf. Kant).
Mais l'existence est aussi ce qui est individuel, est par conséquent elle relève non du savoir sur ce qui est, mais de la subjectivité. C'est donc l'individu qui est l'existant, et la connaissance de sa réalité passe par sa conscience et par ses actes (sa volonté). Or, c'est cet aspect de l'existence qu'ignore la spéculation métaphysique, à laquelle s'opposent les philosophies qui partent de l'individu, de sa liberté et de ses choix de vie.

La conscience de l'existence

La réalité de l'existence peut être appréhendée de manière affective (cf. la sensibilité chez Rousseau), indépendamment de la raison, i.e. que ce qui en est saisit ne se déduit pas de l'essence, n'est pas démontrable, est irréfutable (Nietzsche) et semble donc surtout un phénomène irrationnel. Mais cette conscience affective peut être conçue comme une « humeur » (Stimmung, cf. Heidegger) a priori, i.e. une tonalité de l'existence qui précède la saisie des choses dans leur particularité. Cette tonalité est alors contemporaine de ce qui est appelé « ouverture au monde. »
- nausée, chez Sartre, les choses perdant leur sens utilitaire ne peuvent plus être nommées ; c'est alors leur existence pure qui devient envahissante, incontrôlable. La conscience hésite entre la fusion sujet/objet et le rejet.
- angoisse : pour Heidegger, l'angoisse, à la différence de la peur, n'a pas d'objet réel identifiable dans l'expérience. La peur peut être combattue par l'emploi de moyens de protections contre un danger bien identifié. L'angoisse, au contraire, n'ayant aucun objet, est une angoisse de rien, et sa source est par conséquent l'existant lui-même qui a à être de manière authentique.
- bonheur : au contraire des philosophies contemporaines de l'existence qui placent au cœur de l'existent, dans sa structure même, des sentiments plutôt négatifs, un philosophe comme Rousseau pense trouver sous la fausseté de la vie sociale le pur plaisir de l'exister qui est l'épanouissement naturel de la sensibilité : cette sensibilité est pour lui le point de départ de l'existence.

L'être-au-monde

"La vie" chez M.Dietrich, est le regroupement de ce que l'être fera de son existence. Il dissout l'être pour mettre en valeur l'existence, et le regroupe dans un mouvement libertaire: "si l'etre tout entier est sujet au meurtre, alors il est libre de tuer. Mais dans cette même conception, il doit apprendre à accepter la liberté de l'individu qui le séquestrera"

La finitude

Dans les philosophies de l'existence, la liberté est un absolu, l'essence indépassable de l'existence. Mais cette liberté ne peut être son propre fondement, car il y a une facticité originaire de la liberté qui en révèle donc la finitude insurmontable. La liberté est néanmoins l'homme même, son existence et elle définit la condition humaine : nous sommes condamnés à la liberté, nous y sommes jétés, exactement comme nous sommes jetés-là dans le monde.

L'art d'exister


- sagesse et mort
- l'éthique
- la culture de soi (esthétique de l'existence)
- la foi

Mathématiques

Que les nombres imaginaires existent ou non , cela importe peu pour les mathématiciens d'aujourd'hui. Prenons un exemple : imaginons que notre univers soit un plan dans lequel toutes les créatures soient des vers plats. Dessinons une main gauche et une main droite. Dans un plan , il n'y a aucun moyen de passer du dessin de l'un à celui de l'autre. Mais le vers plat peut imaginer une 3eme dimension perpendiculaire aux 2 autres qui va lui permettre de faire une rotation tridimensionnelle imaginaire de façon à transformer un dessin de main droite en un dessin de main gauche. Etendons maintenant cet exemple à l'être humain : par une rotation dans un espace à 4 dimensions nous pourrions tranformer un gant droit en un gant gauche. Nous ne pouvons le faire et cela prouve bien que la 4eme dimension est imaginaire par rapport aux 3 autres. Mais cela n'empêche pas de faire des calculs et de la gémétrie à 4 dimensions. Qu'est-ce que la réalité par rapport à la perception que nous en avons? La mathématique va au-delà du débat réel ou imaginaire , d'ailleurs le terme complexe veut dire réel et imaginaire.

Bibliographie


- Proslogion, Anselme de Canterbury
- La Cité de Dieu, Augustin d'Hippone
- De la production originelle des choses prise à la racine, Leibniz
- Critique de la raison pure, Kant
- Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel
- Méditations cartésiennes, Husserl
- Être et temps, Heidegger
- L'être et l'existence, Etienne Gilson
- Phénoménologie de la perception, Merleau-Ponty
- Le mythe de Sisyphe, Albert Camus
- Le Désir ou la cause du nihilisme,((Dietrich Melvin))

Voir aussi


- Essence (philosophie)
- Être
- Existentialisme
- Liberté
- Mort
- Sujet (philosophie)
- Temps
- Vie

Esprit

L'esprit est constitué par l'ensemble des facultés intellectuelles. Il est souvent considéré comme un principe de la vie incorporelle de l'homme (religion et tradition spiritualiste de la philosophie), mais peut tout aussi bien être conçu comme un principe matériel (ensemble des lois de la physique gérant notre cerveau).

voir aussi

Âme | Pensée| Philosophie de l'esprit catégorie:philosophie

Autrui

Autrui désigne toute personne autre que soi.

Histoire du concept

Autrui appert de prime abord dans des textes juridiques. La question de l'autre est réellement introduite en philosophie par Hegel.

Figures de l'autre

Une des définitions de l'autre le place comme différent de soi, mais pourtant semblable, autrement quoi il ne s'agirait pas d'un humain. Autrui est un autre humain. Cette aproche pose autrui comme plus ou moins équivalent, ressemblant : il n'y a pas identité, égalité parfaite, mais mêmeté (de la même espèce, du même groupe).

Questions concernant autrui


- Peut-on se mettre à la place de l'autre, faire preuve d'empathie ?
- Suis-je mieux placé pour me connaïtre ? Puis-je connaître autrui mieux qui lui-même ? ( Voir : Psychologie )
- Puis-je aimer sans m'aimer moi-même ? L'altruisme existe t-il ?
- Quel est le rapport entre la conscience de soi et autrui ? L'autre, miroir, me fait-il exister ?
- L'autre est-il la limite ou la condition de ma liberté ?

Voir aussi

Articles connexes


- Alter ego
- Petit autre et Grand Autre (concepts de Jacques Lacan)

Bibliographie


- Georg Wilhelm Friedrich Hegel, La Phénoménologie de l'Esprit (1807)
- Jean-Paul Sartre,
L'être et le néant
- Emmanuel Lévinas
Entre nous. Ecrits sur le penser à l’autre, Paris, Grasset, 1991 Catégorie:Philosophie

Fonctions vitales

En premiers secours et en médecine d'urgence, les fonctions vitales sont les fonctions de l'organisme qui assurent la vie, et dont la défaillance entraîne le décès à court terme (quelques minutes). Ces fonctions sont :
- la conscience : l'ensemble des réflexes de préservation de la vie (toux, déglutition, évitement...) ; la conscience résulte de la bonne activité du système nerveux, en particulier du cerveau (siège de la vie) et de la moelle épinière ;
- la ventilation pulmonaire : apport d'air par le mouvement des poumons
- la circulation sanguine : le transport du dioxygène extrait de l'air par les poumons. Ce sont les besoins physiologiques fondamentaux dans la pyramide des besoins. La préservation des fonctions vitales est la préoccupation principale des acteurs de l'urgence, bien avant le traitement de la cause (« on traite la victime, pas la blessure ») ; c'est lABC de Peter Safar :
-
Airway, liberté des voies aériennes (assurer le passage de l'air vers les poumons),
-
Breath, respiration (pratiquer la ventilation artificielle si la victime ne respire pas spontanément),
-
Circulation, circulation sanguine (arrêter les hémorragies, pratiquer des compressions thoraciques si le cœur ne bat pas).

Évaluation des fonctions vitales

On distingue deux types d'évaluation :
- l'évaluation vitale : il s'agit de déterminer si la fonction vitale fonctionne ou pas, ceci conditionne les gestes de premiers secours à effectuer, et l'alerte à transmettre aux secours ;
- l'évaluation fonctionnelle : si les fonctions vitales fonctionnent, on évalue leur degré de fonctionnement.

Évaluation vitale

L'évaluation vitale doit se faire en moins de 30 secondes. La première fonction à évaluer est la conscience. Si une personne bouge ou parle, elle est consciente. Si elle ne bouge pas et ne parle pas, il faut alors lui saisir la main et
- lui poser une question simple, par exemple « Vous m'entendez ? » ;
- lui donner un ordre simple, par exemple « ouvrez les yeux ». Si elle répond ou réagit (bouge), elle est consciente, le bilan vital s'arrête là (une personne consciente respire et son cœur bat). Si elle ne répond pas et ne réagit pas, elle est inconsciente. Si elle est inconsciente, il faut alors évaluer sa respiration :
- libérer les voies aériennes
  - en détachant les vêtement gênant la respiration (cravatte, col, ceinture, premier bouton du pantalon) ;
  - en ouvrant la bouche, on vérifie qu'il n'y a aucun objet dedans ; si l'on voit un objet, on l'enlève délicatement ;
  - en élevant le menton vers le haut (pour une victime plat-dos), afin de faire se soulever l'épiglotte (pour une victime assis, on la redresse contre le dossier et on met sa tête en légère bascule arrière) ;
- approcher son oreille du nez de la victime et regarder le ventre, durant 10 secondes. Si l'on sent un flux d'air sur la joue, que l'on voit le ventre ou la poitrine se lever ou se baisser, ou que l'on entend la respiration avec l'oreille, la personne respire, le bilan s'arrête là (une personne qui respire a un cœur qui bat). Il faut la tourner sur le côté (en PLS) et prévenir les secours). Si une personne ne respire pas, on prévient les secours, et on effectue deux insufflations (bouche-à-bouche), et on recontrôle la respiration (cf. ci-dessus) ;
- si la personne réagit (bouge, tousse), son cœur bat ; on continue le bouche-à-bouche pendant une minute, et on recontrôle la respiration (sauf si elle a repris spontanément) ;
- si la personne n'a aucune réaction, son cœur ne bat pas, il faut alors pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire.
Voir l'article : Premiers secours : bilan.

Évaluation fonctionnelle

Si la personne est consciente, ou qu'elle est inconsciente mais respire spontanément, on va évaluer le fonctionnement des fonctions vitales. ceci permettra au médecin régulateurde juger de l'état de la personne, et de décider de la suite des opérations.

Évaluation neurologique

Niveau secouriste Si la personne parle, on lui pose des questions afin de déterminer
- si elle parle de manière cohérente ou pas ;
- si elle est orientée (elle sait où elle est, quelle date on est, ce qu'elle faisait) ;
- si elle se souvient de ce qui lui est arrivé. On demande aux témoins si elle a eue une perte de conscience initiale (PCI) ; si l'on voit une tache humide sur le pantalon, on demande à la personne si elle se souvient d'avoir uriné (une perte d'urine peut indiquer une perte de conscience). On lui demande de bouger les extrémités (doigts, orteils), et on lui touche les extrémités, afin de voir si la sensibilité et la motricité sont normales. On observe les pupilles et on note si elle ont la même taille ; en cachant l'œil puis en l'éclairant avec une lampe, on détermine si les pupilles sont réactives (en temps normal, elle s'aggrandissent dans l'obscurité et elles rétrécissent à la lumière ; il faut de méfier des yeux de verre et des examens ophtalmologiques récents). Si la victime est inconsciente (elle est donc en PLS), on la stimule en lui pinçant le dos de la main (on peut aussi appuyer sur un ongle avec un objet dur) et en lui relevant les paupières, afin de voir si elle réagit à la douleur et à la lumière. On peut classer les résultats de cette évaluation selon les quatre degrés de l'échelle AVPU : # victime consciente (
Alert) ; # la victime ne bouge ou ne parle qu'en réponse aux stimulus et aux ordres (Verbal) ; # la victime ne parle pas et ne bouge qu'en réponse à la douleur (Pain) ; # aucune réponse, ni parole ni mouvement (Unresponsive). Niveau médical Les médecins et infirmiers utilisent, en urgence, l'échelle de Glasgow : il s'agit d'une échelle allant de 3 (comas profond) à 15 (victime parfaitement consciente et orientée), qui se base sur trois critères :
- ouverture des yeux ;
- parole ;
- réaction à la douleur. Hors urgence vitale, ils peuvent compléter l'évaluation en testant des réflexes. En milieu hospitalier, cette évaluation peut se compléter avec un électro-encéphalogramme (EEG) et une IRM ou un scanner. Voir aussi
- État de conscience

Évaluation de la respiration

Cette évaluation se fait si la personne respire. Niveau secouriste On fait une évaluation chiffrée et qualitative de la ventilation :
- on détermine la fréquence ventilatoire (nombre de ventilations par minute) : on pose la main sur le haut du ventre (après avoir expliqué le geste) afin de percevoir les mouvements ventilatoires, et on les compte sur 30 seconde, puis on multiplie le résultat par deux (hors urgence, on peut aussi simplement compter sur une minute) ; on peut aussi simplement se baser sur le bruit (si la respiration est bruyante) ou sur les mouvement visibles (si elle est ample) ;
- on détermine l'amplitude (ventilation ample ou faible) et la régularité (ventilation régulière ou irrégulière) ;
- on écoute si l'on entend des bruits (gargouillis, sifflements, respiration rauque) à l'inspiration ou à l'expiration. La fréquence, l'amplitude, la régularité, la présence éventuelle de bruits constituent le bilan ventilatoire. Niveau médical Les médecins auscultent le dos et la poitrine afin d'écouter les bruits ventilatoires. Ils peuvent disposer des sondes dans le dispositif d'inhalation ou d'insufflation afin de déterminer la fraction de dioxygène inspirée (FiO2) et la concentration de dioxyde de carbone expirée. Une dispositif lumineux, appelé oxymètre, donne la saturation du sang en dioxygène (SpO2).

Évaluation de la circulation

Niveau secouriste On prend le pouls carotidien (après avoir expliqué le geste), et l'on détermine la fréquence (nombre de battements par minute : on compte le nombre de battements sur 30 secondes et on multiplie le résultat par deux) ainsi que la régularité (régulier ou irrégulier). Puis, on prend le pouls aux deux poignets, pour voir si on le sent ou pas. Si on ne sent pas le pouls carotidien alors que l'on sait que le cœur bat (la personne respire), on essaie de prendre le pouls fémoral. On observe la coloration de la peau, en particulier des muqueuses (intérieur des paupières, intérieur de la lèvre, ongles) chez les personnes à la peau sombre, et on note une couleur anormale : victime pâle, bleue (cyanosée), ou présentaznt des marbrures. On regarde si la personne présente des sueurs en absence de chaleur ou d'effort physique. Ces éléments (absence ou présence des pouls principaux et distaux, fréquence et régularité, coloration, sueurs) constituent le bilan circulatoire. Si une personne est en arrêt cardiaque, on lui pose un défibrillateur semi-automatique (si disponible) qui fera un diagnostique automatique. Niveau médical Les médecins auscultent le cœur afin d'écouter les bruits qu'il fait. Il peuvent relever un électro-cardiogramme (ECG).

Interaction entre les fonctions vitales

Maintien des fonctions vitales


- Libération des voies aériennes
  - position latérale de sécurité
- réanimation cardiopulmonaire
  - ventilation artificielle
  - compression thoracique
  - défibrillateur semi-automatique Long terme : assurer l'homéostasie. catégorie:premiers secours catégorie:Médecine d'urgence catégorie:Signe (médecine)


État de conscience

L'état de conscience représente, chez la victime d'un accident, d'une maladie ou d'un malaise, la première étape de l'évaluation neurologique. La conscience est une des fonctions vitales, qui assure la survie de la personne en lui permettant d'avoir un comportement adapté à l'environnement, et de part les réflexes de protection des voies aériennes (déglutition, toux, tonus musculaire, notamment du cardia, de la langue et de l'épiglotte...). La perte de ces réflexes représente un danger pour la personne puisqu'elle ne protège plus spontanément ses voies aériennes et risque donc de mourir étouffée. L'évaluation de la conscience se fait en trois étapes : # absence/présence de la conscience : #
- si la personne parle ou bouge spontanément, elle est dite consciente ; #
- sinon, on lui prend la main, on lui pose une question simple (du type vous m'entendez ?) et on lui donne un ordre simple (du type ouvrez les yeux !) ; si elle réagit, elle est dite consciente, sinon elle est dite inconsciente ; # qualité de la conscience : #
- si une personne est consciente, on lui parle et on lui pose des questions pour déterminer si #
  - elle parle de manière cohérente, est orientée (sait où elle est, connait la date...) #
  - parle de manière cohérente mais est désorientée, a présenté une perte de conscience initiale #
  - parle de manière incohérente ou incompréhensible #
  - est somnolente et ne réagit qu'à la parole ou au toucher #
- si elle est inconsciente et qu'elle respire1, on lui appuie sur les ongles pour déterminer si elle réagit à la douleur ou si elle ne réagit pas # un médecin, ou éventuellement un infirmier, teste d'autres réflexes pour approfondir le bilan neurologique. On peut utiliser l'échelle de Glasgow pour chiffrer l'état de conscience. La détermination de l'état de conscience est un des éléments du bilan de premiers secours et du bilan de secouriste. Dans un contexte de de premiers secours, on utilise parfois l'échelle AVPU. Note # voir les articles Premiers secours : bilan et Libération des voies aériennes

Conduite à tenir face à l'altération de la conscience

L'altération de la conscience est un symptôme. Le cas le plus dramatique est celui de l'arrêt cardiaque, qui nécessite d'appeler les secours et d'entreprendre une réanimation cardiopulmonaire. Si la personne ne réagit pas mais respire, il faut protéger ses voies aériennes, en la mettant sur le côté (en position latérale de sécurité) voire par intubation, en attendant de déterminer la cause de cet état. Si la personne est consciente mais présente des troubles de la conscience (somnolence en dehors du rythme naturel du sommeil, paroles incohérentes ou incompréhensibles, changements d'humeur rapides et incompréhensibles, attitude agressive...), il faut alerter les secours et leur décrire l'état de la personne, puis suivre leurs consignes. Pour les raisons de la perte de conscience et la prise en charge médicale, voir l'article Coma.

Les états normaux de la conscience

Les physiologistes distinguent au moins trois états normaux de la conscience : l'éveil actif, le sommeil lent et le sommeil paradoxal (avec mouvements oculaires rapides et excitation des organes sexuels). A ces trois états bien connus, on peut ajouter [http://auriol.free.fr/yogathera/4consc.htm un quatrième état de conscience] qui se situe spontanément à l'endormissement et qui est systématiquement cultivé par les méthodes de relaxation. Cet état a reçu plusieurs dénominations "quatrième état" (Wallace, Benson), "état sophropnique" (Caycedo), "état d'éveil paradoxal" (Auriol suivi par Roustang), etc. Etat de conscience Etat de conscience Etat de conscience

Neurologie

La neurologie est la discipline médicale qui étudie principalement le cerveau mais aussi le système nerveux. Il existe une séparation récente entre les spécialités neurologie et psychiatrie.

Éléments cliniques en neurologie

Exploration en neurologie


- Électroencéphalogramme
- Électromyogramme
- IRM cérébrale ou médullaire
- Scanner cérébral ou médullaire
- Ponction lombaire
- Artériographie des vaisseaux du cou
- Échographie doppler des vaisseaux du cou
- Biopsie musculaire

Pathologies du système nerveux



Psychiatrie

La psychiatrie est une des trois branches de l'art de guérir avec la médecine et la chirurgie. Elle s'occupe du diagnostic, de la prévention et du traitement des troubles mentaux des enfants, adolescents, adultes et personnes âgées. Sur le plan social, son rôle est fondamental puisque, définissant la folie, elle est gardienne de la raison. Les médecins spécialisés sont appelés psychiatres. Autrefois ils étaient nommés aliénistes. Les traitements médicamenteux des maladies mentales ont été bouleversés par la mise au point des neuroleptiques, à partir d'une observation de Henri Laborit, dont une patiente anesthésiée pour une opération chirurgicale à l'aide de ce qui deviendra le Largactil, était manifestement plus apaisée, par cette substance. Avant cela, dès les années d'occupation, la psychiatrie avait commencé à être renouvelée en France par ce qui allait être appelé la psychothérapie institutionnelle. Actuellement, elle connaît un nouveau bouleversement qu'on appelle la désinstitutionnalisation. Disciplines de la psychiatrie:
- Pédopsychiatrie
- Psychogériatrie

Modèles

Il existe trois grands modèles en psychiatrie : biologique, psychologique et social, auxquels s'ajoute le modèle neuro-psychosocial qui synthétise les trois premiers. Le traitement est soit chimique soit psychothérapeutique, soit les deux à la fois. Les modèles psychothérapeutiques les plus connus sont les théories psychanalytiques, la théorie psychodynamique cognitivo-comportementale, le modèle systémique et l'approche phénoménologique... En psychiatrie, sont traités les psychoses, les névroses, les états intermédiaires (limites ou borderline) et l'abus de substances. Il existe deux grandes classifications des maladies mentales : la classification internationale des maladies de l'OMS et le DSM. Il existe également des classifications utilisées uniquement dans un pays déterminé, comme la Classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent. Ces classifications sont sujettes à révision, comme l'indique le "IV" de DSM-IV. Ainsi l'homosexualité, répertoriée au début comme maladie mentale, a disparu des classifications à la suite d'un vote.

Liste des symptomes étudiés en psychiatrie

Liste des maladies prises en charge en psychiatrie

Note: Il est maintenant de plus en plus contesté de considérer l'autisme comme une maladie. Les recherches les plus poussées tendent au contraire à montrer qu'il s'agit d'un handicap.

La crise de la psychiatrie en France

L'un des premiers révélateurs fut les manifestations des infirmiers de Secteur Psychiatrique (ISP) pour obtenir sans succès l'équivalence DEI / DISP le 17 mars 1997 à Paris. Toutefois la reconnaissance comme diplôme d'état spécifique fut accordée (DEISP). Cette situation fut engendrée par les réformes de 1992 où la formation infirmière spécifique, payée, pour la psychiatrie fut supprimée ainsi que les centres de formation en psychiatrie. Seul subsistait le diplôme d'Etat (DEI) incluant la psychiatrie. Ceci provoqua une première grave crise de recrutement et de compétences, des départs massifs d'anciens ISP, n'assurant plus le compagnonage nécessaire aux nouveaux infirmiers dans cette discipline. Juillet 2001 Rapport Piel/Roland : De la psychiatrie vers la santé mentale fait un état des lieux alarmants et des propositions. Malgré son succès dans la profession, il n'aura pas de suites. De nombreux autres appels ne seront pas entendus et la pénurie de psychiatres aggrave la situation. Parallèlement les tâches de la psychiatrie, à qui il est demandé de répondre aux maux d'une société en difficulté, augmentent avec de moins en moins de moyens (restrictions budgétaires, fermeture de lits, manque de structures alternatives). 18 décembre 2004 Le drame de Pau, où deux infirmières sont assassinées dans des conditions horribles par un ancien malade, va révéler au grand public la situation préoccupante que traverse la psychiatrie en France. Année 2005 - En Janvier le ministre de la Santé, M. Douste Blazy, dévoile son plan de santé mentale (contesté par les professionnels). - L'incapacité à répondre aux demandes engendrées par la société actuelle, les problèmes de sécurité en hôpital psychiatrique ( augmentation des hospitalisations sous contrainte , multiplication exponentiel des agressions , évasions de malades dangereux) entraîne une réunion d'urgence avec 140 directeurs d'établissememts avec le ministre de la sante Xavier Bertand . - Le 18 août le ministre affiche sa volonté d'accélérer le plan de santé mentale, lors d'une autre réunion avec les fédérations Santé des principales centrales syndicales.

Psychiatrie soviétique

Voir aussi

Articles connexes


- Histoire de la psychiatrie
- Antipsychiatrie
- Psychopathologie
- Psychotrope
- La santé mentale en Belgique sur Wikinations.be
- Aperçu de l'histoire de la folie
- hospitalisation sans consentement
- Trouble déficitaire de l'attention

Liens externes


- [http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/santementale_040205/sommaire.htm Site du ministère de la santé concernant le plan Santé Mentale 2005-2008]
- [http://www.med.univ-angers.fr/discipline/psychiatrie_adulte/index.htm Site du service de psychiatrie d'adulte CHU Angers]
- [http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/psychiatrie-plan-sante-mentale-2005-2008.html Autre site sur le Plan Santé Mentale 2005 -2008]
- [http://www.psynergie.com/cgi-bin/psynergie.cgi?rubrique=PSYCHIATRIE Pages de liens en psychiatrie, hôpitaux et réadaptation psychosociale]
- [http://www.serpsy.org/ SERPSY site très complet sur la psychiatrie et forum d'échange]
- [http://www.perfectionnement.info Agenda de formations et congrès en psychologie et psychiatrie]
- [http://rezopsy.free.fr/ Site Internet du module optionnel Santé Mentale de l'école d'infirmier d'Orléans, Fonctionne avec WikiNi 0.4.3 (interwiki)]
- [http://www.acpsy.com/ ACpsy site d'échange en psychiatrie]
- [http://ourworld.compuserve.com/homepages/fineltain_ludwig/homepage.htm Bulletin de psychiatrie francophone] Catégorie:Psychiatrie ja:精神医学

Inconscient

L'inconscient est un concept utilisé par Sigmund Freud dans sa théorie psychanalytique. Avant lui, ce concept était déjà utilisé dans un sens voisin par des philosophes comme Nietzsche et Hartmann).

Origine

Notre comportement répondrait à des raisons, des désirs non formulés de façon intelligible, sans que l'on ait conscience de ces choix. Ceci pose quelques questions : quels sont ces désirs, comment apprendre ce qu'ils sont ? Pourquoi n'en avons-nous pas conscience ? La psychanalyse est, entre autres, une méthode d'investigation des processus psychiques inconscients. Ceci, en premier lieu, rappelle l'intérêt du concept : un processus inconscient n'en est pas moins psychique, il pourra par exemple être évoqué sous hypnose. Freud établit en 1900 sa première topique composé de trois systèmes que sont l'inconscient duquel émananent les désirs/fantasmes, le conscient les analysant en continu et le préconscient qui les emmagasine et les rétablit dans le conscient. En 1920, il établit une seconde topique comprenant elle aussi trois structures, le ça, pouvant s'identifier à l'inconscient, le moi dans lequel émerge les fantasmes s'ils n'ont pas été refoulés dans le ça par le surmoi. J.Lacan émettra par la suite de nouvelles perspectives quand au fonctionnement de l'inconscient.

La théorie freudienne de l'inconscient

L'hypnose et l'association libre

C'est d'abord à travers la pratique de l'hypnose que Freud se rend compte qu'il est en présence de processus psychiques inconscients. En effet, lorsque des ordres sont donnés à un sujet hypnotisé et qu'il s'y soumet après son réveil, c'est bien la preuve que la parole a mis en marche des mécanismes sans que le sujet n'en sache rien. Des effets sont produits sans que le sujet n'en sache rien. Lorsque Freud abandonne l'hypnose et qu'il développe la technique d'association libre, il aboutit aux mêmes conclusions. Quelque chose est à l'œuvre dans le psychisme, indépendamment de la conscience.

Moyens d'investigation de l'inconscient

Pour prouver l'existence d'un inconscient chez tout homme, Freud s'emploie à relever des faits qui peuvent être tenus pour des indices. Il souhaite prouver que l'inconscient est le propre de l'homme "normal" ou non. Selon lui, il y a des comportements qui ne peuvent être expliqués que si l'on pose l'existence d'une vie psychique inconsciente. Parmi ces phénomènes, il y a le rêve, les actes manqués et les mots d'esprit qui se manifestent chez tout homme. Dans le rêve, le mot d'esprit ou les actes manqués, ce sont les lacunes ou les malformations du discours conscient qui renseignent sur les désirs inconscients. On peut donc dire que : l'inconscient dénote tout ce qui n'est pas conscient pour un sujet, tout ce qui échappe à sa conscience spontanée et réfléchie.
- Le rêve: Les rêves sont selon Freud "la voie royale qui mène à l'inconscient". Tout homme rêve, donc l'inconscient est bien actif chez chacun de nous. L'analyse du rêve permet de découvrir les mécanismes de symbolisation du psychisme.
- Les actes manqués: Il existe des petits phénomènes qui viennent rompre la continuité des paroles et des actions. Ce sont des "bizarreries" que Freud veut essayer de comprendre.
- Le mot d'esprit: C'est le dernier champ ouvert à l'investigation de l'inconscient. Il servirait le plus souvent à exprimer sous des allures inoffensives, des tendances hostiles, des aspirations sexuelles, le mépris de soi ou des autres.

Les mécanismes de l'inconscient


- La condensation: "Cela consiste à représenter par un seul élément du contenu manifeste une multiplicité d'éléments (image, représentation...) du contenu latent. Inversement, un seul élément du contenu latent peut être représenté par plusieurs éléments du contenu manifeste." (Laplanche et Pontalis). C'est un travail de "compression" dont Freud dit qu'il est différent d'un simple résumé. Par exemple, une personne peut tout à coup revêtir l'apparence d'une autre et prendre le caractère d'une troisième. On voit la condensation à l'œuvre dans le symptôme et d'une façon générale dans les diverses formes de productions de l'inconscient (lapsus, oublis...). Mais c'est dans le rêve qu'elle est la mieux mise en évidence.
- Le déplacement: "Fait que l'accent, l'intérêt, l'intensité d'une représentation est susceptible de se détacher d'elle pour passer à d'autres représentations originellement peu intenses, reliées à la première par une chaîne associative."(Laplanche et Pontalis). C'est le procédé par lequel un trait secondaire ou un détail insignifiant dans le récit acquiert dans l'interprétation une valeur centrale. Il n'y a pas de correspondance entre l'intensité psychique d'un élément donné du contenu manifeste et celle des éléments du contenu latent auquel il est associé.
- Le refoulement: C'est un mode de défense privilégié contre les pulsions. Le refoulement est l'opération par lequel le sujet repousse et maintient à distance du conscient des représentations considérées comme désagréables, car inconciliables avec le Moi.
- La formation de compromis: C'est un conflit entre deux tendances, l'une inconsciente et d'ordinaire refoulée qui lutte pour la satisfaction d'un désir et l'autre consciente qui désapprouve et réprime cette satisfaction. L'issue de ce conflit est une formation de compromis dans laquelle les tendances trouvent une expression complète. Un très bon exemple de formation de compromis est l'acte manqué.

L'idée d'un appareil psychique

L'idée d'une "topique" psychique est présente dans la pensée de Freud dés 1895. Freud élabore un appareil psychique constitué de systèmes doués de fonctions différentes et disposés dans un certain ordre les uns par rapport aux autres. On peut les considérer comme des lieux (topos =lieu en grec).

Système de l'inconscient selon la première topique

Il y a trois systèmes décrits par Freud dans sa première topique :
- Le conscient (Cs): IL est situé à la périphérie de l'appareil psychique, recevant à la fois les informations du monde extérieur et celles provenant de l'intérieur. C'est le lieu d'accès direct des représentations à la conscience et en lui ne s'inscrit aucune trace durable des excitations. Ce système respecte des règles (logique, temporalité...) pour se protéger et garantir sa survie en refoulant tout ce qui pourrait menacer l'adaptation du sujet.
- Le préconscient (Pcs): Il est situé entre le système inconscient et conscient. Il est le plus souvent rattaché au conscient et on parle alors de système perception-conscience. Il est séparé de l'inconscient par la censure qui cherche à interdire aux contenus inconscients la voie vers le conscient.
- L'inconscient (Ics): C'est le siège des pulsions innées, des désirs et des souvenirs refoulées ; c'est la partie la plus archaïque de l'appareil psychique. Ce système ne comprend que des représentations de choses, il ne peut pas les verbaliser. Ces représentations ne connaissent ni négation ni doute, elles ne respectent ni les règles de la logique, ni de la temporalité ordonnée. Elles sont régies par le principe de plaisir. On peut représenter l'inconscient comme la partie immergée de l'iceberg.
- La censure: La censure est une instance particulière qui laisse passer uniquement ce qui lui est agréable et retient le reste. Ce qui se trouve alors écarté par la censure se trouve à l'état de refoulement et constitue le refoulé. Dans certains états comme le sommeil, la censure subit un relâchement de sorte que le refoulé puisse surgir dans la conscience sous forme d'un rêve. Mais comme la censure n'est pas totalement supprimée, le rêve devra subir des modifications.

Système de l'inconscient selon la deuxième topique

Freud restera fidèle à sa conception de la théorie première de l'appareil psychique. Il va cependant introduire la seconde topique en 1923. Cette seconde topique se superpose à la précédente et introduit trois nouvelles instances : le ça, le Surmoi et le Moi.
- Le ça: Il est dans l'inconscient et il est immuable. C'est l'instance la plus primitive. Le ça est le réservoir de la libido, du désir sexuel mais aussi d'autres désirs tels que : le désir de domination, de jouissance et de savoir. Le ça cherche des satisfactions immédiates.
- Le Surmoi: Il est dans l'inconscient et il est immuable. Il refoule et censure de façon archaïque et infantile. C'est l'intériorisation des désirs parentaux.
- Le Moi: Il est en grande partie dans l'inconscient mais il n'est pas entièrement immuable. Le Moi s'efforce d'établir un équilibre entre les interdits et refoulements du Surmoi, les désirs du ça et les nécessités de l'action sur le monde extérieur et de la vie sociales.

Expérience scientifique

L'une des expériences « scientifiques » qui permet de postuler l'hypothèse d'un inconscient, est la suggestion post-hypnotique. Cette expérience consiste à suggérer à une personne en état d'hypnose d'effectuer une action à son réveil (par exemple ouvrir un parapluie qui se trouve dans la pièce). On lui demande également d'oublier tout ce qui a été dit pendant cette séance d'hypnose. À son réveil, la personne va aussitôt exécuter la consigne et ouvrir le parapluie. Lorsqu'on lui demande les raisons qui l'ont conduites à ouvrir le parapluie, la personne va systématiquement invoquer d'autres raisons : « je ne sais pas » ou « pour voir s'il fonctionne bien »... cette expérience démontre qu'un sujet peut agir à son insu sans en comprendre les motifs. Cela éclaire certains phénomènes comme par exemple les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC).

Voir aussi

Liens connexes


- Inconscient collectif
- Inconscient groupal

Bibliograhie


- Sigmund Freud, L'interprétation des rêves
- Sigmund Freud, Psychopathologie de la vie quotidienne
- Sigmund Freud, Introduction à la psychanalyse
- Sigmund Freud, L'article « Inconscient » de Métapsychologie ----
- Jean Laplanche, Jean-Bertrand Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse
- Gilles Deleuze et Félix Guattari, 'L'Anti-Œdipe : les premières pages peuvent donner une idée du fonctionnement de l'inconscient. Catégorie:Philosophie Catégorie:Métapsychologie ja:無意識

Inconscience

Catégorie:Philosophie catégorie:Philosophie de l'esprit L'inconscience est la privation permanente ou l'abolition momentanée de la conscience. Elle régit tout ce qui est hors de notre volonté à l'état d'éveil, et se manifeste à travers plusieurs phénomènes dont les rêves. Ainsi tout ce qui est refoulé (besoins d'expressions inadéquates) éveillé ,se matérialise dans nos rêves. En introduisant la notion paranoïaque de profondis, elle se caractérise par la mise en réseau d'une communauté d'êtres capteurs de nos énergies (spirituelles ou autre: mécanisme électronique ...échelle ondulaire). Nous ne serions plus les seuls responsables de nos erreurs, mais des outils utilisés par ces êtres non-physiques, mais vivants. Cela entrainerait inévitablement l'obligation pour tous, de prendre une plus grande conscience de ce qui se dit, se fait et se trame derrière chaque mouvement incontrôlé (habitudes, parole trop vite dites, lapsus...(révélateurs de notre parasite)). Car l'intérêt de ces êtres n'est ni notre perte, ni notre expansion, simplement l'activation d'émotions et d'effets contradictoires entre ce que nous sommes et ce que nous faisons réellement. Cela entrainerait des réactions de réflexions autonomes bénéfiques pour les profondis. Inconscience : 1) privation permanente ou abolition momentanée de la conscience ( ex: le malade a sombré dans l'inconscience ) 2) absence de jugement,de conscience claire qui caractérise un être ou qui se marque dans certains de ses actes. 3)(psycho)Caractère de phénomènes qui ,par nature,échappent à la conscience (=> inconscient))

Attention

L'attention est l'ensemble des processus psychologiques permettant à l'individu de se préparer à l'action à entreprendre, sélectionner des informations particulières et de les traiter de manière approfondie. William James, le père de la psychologie américaine, en a donné une définition devenue classique : :[Attention is] the taking possession of the mind, in clear and vivid form, of one out of what seem several simultaneously possible objects or trains of thoughts. […] It implies withdrawal from some things in order to deal effectively with others. (L'attention est la prise de possession par l'esprit, sous une forme claire et vive, d'un objet ou d'une suite de pensées parmi plusieurs qui semblent possibles [...] Elle implique le retrait de certains objets afin de traiter plus efficacement les autres.) The Principles of Psychology, Vol. 1, Chap. 11, "Attention" pp. 403-404 On situe généralement les processus attentionnels entre la mémoire sensorielle et la mémoire à court terme.

Son rôle

L'attention est un facteur de l'efficience cognitive, qu'il s'agisse de percevoir, de mémoriser ou de résoudre des problèmes. Les ressources attentionnelles dont dispose un enfant, dépendent des caractéristiques qui lui sont propres et de la situation dans laquelle il se trouve.

Canal unique de traitement

La première hypothèse en psychologie cognitive fut celle de décrire le traitement de l'information comme affectée à un canal unique. Donc plusieurs informatins ne pouvaient être traitées à la fois. Cette première hypothèse amena à rechercher l'étape du traitement de l'information se posait le problème d'un tel goulot d'étranglement, limitant.

Ressources cognitives

Voir article de fond :Superviseur attentionnel. Dans les années 1960, et au début des années 1970, cette hypothèse fut remplacée par celle de ressources attentionnelles, limitées. On distingue des processus attentionnels automatiques et des processus attentionnels conscients et contrôlés. La détection automatique opère en parallèle : plusieurs éléments peuvent être traités simultanément. La prospection contrôlée opère en série : chaque élément est traité successivement.

Types d'attention

L'attention doit être analysée car elle recouvre plusieurs capacités diférentes, ce qui rend son approche difficile. L'attention est intensité dans les cas suivants :
- Alerte : beaucoup d'expériences demandent au sujet de surveiller par exemple une aiguille d'horloge suceptible à n'importe quel moment d'accélérer peu de temps (?) ;
- Vigilance : il s'agit d'un état de préparation dans lequel le sujet doit rester mobilisé, prêt à employer toute son attention ;
- Attention soutenue : il s'agit de maintenir l'attention. L'attention est sélectivité dans les cas suivants :
- Attention sélective : le sujet doit choisir à quel phénomène il est attentif ;
- Attention partagée : il s'agira pour le sujet d'être attentif à plusieurs sources d'informations simultanément. Catégorie:Psychologie

Sophrologie

La sophrologie (SOS - PHREIN - LOGOS : en grec, "étude de la conscience en harmonie") est une discipline visant à résoudre un certain nombre de désordres (psychiatriques, physiologiques, existentiels), ou à développer une personnalité plus harmonieuse, par la conscience de soi et le renfort des structures positives. La sophrologie se définit elle-même comme une science, une thérapeutique, une philosophie, et un art. Elle est classée dans les médecines parallèles.

Historique

La sophrologie a été créée en 1960 par Alfonso Caycedo, médecin neuropsychiatre colombien d'origine basque espagnole né en novembre 1932 à Bogotá (Colombie), professeur à l'école de psychiatrie de médecine à Barcelone de 1968 à 1982. Après avoir utilisé les thérapies habituelles en Espagne au début de son activité (comas insuliniques, électrochocs), il s'interroge sur la nécessité de modifier la conscience pour soigner la conscience pathologique chez les psychotiques. Il fait ensuite l'hypothèse de l'existence possible d'un état de conscience harmonieux, ni pathologique, ni simplement « ordinaire », mais dit "sophronique", qu'il serait possible de conquérir par un entraînement phénoménologique existentiel. La découverte puis la conquête de cet hypothétique troisième état de conscience deviendra l'objectif de la sophrologie. Il propose pour cela une approche psychocorporelle basée notamment sur une conscience accrue de soi-même (corps, esprit, rencontre de l'un et de l'autre, ouverture axiologique aux valeurs de l'Homme) et sur le renforcement des structures positives. La sophrologie est une école de la positivité et donne une place prépondérante au principe d'action positive (tout effet positif sur le mental a une répercussion positive sur le corps et inversement). Caycedo a été guidé, entre autres, par les pensées occidentales (phénoménologie, hypnose) puis orientales (Yoga indien, Zen, Tummo) et, à partir de 1968, en a largement fait profiter sa méthode avec les « Relaxations Dynamiques » qui, d'abord au nombre de trois, sont aujourd'hui au nombre de douze, divisées en trois cycles : réducitf, radical et existentiel. A. Caycedo enseigne depuis 1988 en Principauté d'Andorre , où, assisté du Dr. Nathalia Caycedo, sa fille, il enseigne les deux cycles supérieurs de sa méthode, dite aujourd'hui méthode ISOCAY, aux sophrologues destinés à devenir "caycédiens".

Trois principes fondamentaux

#Amener le schéma corporel à plus de réalité vécue, pour habiter le corps en bonne santé et conquérir l'harmonie physique et psychique. #Renforcer l'action positive, afin de développer les éléments positifs du passé, du présent et de l'avenir et de mieux utiliser tous nos potentiels (de la potentialité à la capacité). #Développer la réalité objective, pour apprendre à voir les choses davantage comme elles sont, de développer plus de réalisme et donc d'efficacité dans l'action.

Techniques et méthodes

Les sophronisations ont été, historiquement, les 1ères propositions faites en sophrologie (1960) et certaines sont issues de l'hypnose thérapeutique. Elles sont nombreuses, rapides à mettre en œuvre et permettent un travail ciblé sur un symptôme ou une demande. Ces techniques, pratiquées le plus souvent en posture assise et en séance individuelle, sont d'abord liées au présent (concentration sur un stimuli interne, par ex.), au futur (préparation positive à une épreuve) ou au passé (rappel d'un souvenir positif). Les 12 degrés de la relaxation dynamique de Caycedo ("RDC") sont devenus l'essentiel de la sophrologie proposée par son fondateur ("sophrologie caycédienne"). Apparues à partir de 1968 (avec une forme moins inductive et uniquement 3 "degrés"), elles sont souvent pratiquées en groupe et permettent une progression plus profonde vers un mieux être que les sophronisations : l'approche y est plus globale, holistique. On y adopte la posture debout et la posture assise, postures proches de la réalité quotidienne. A partir du 3ème degré, des marches méditatives y sont incluses, d'abord de manière synchronisée avec la respiration, puis, (4ème degré, 9ème à 12ème degré) de manière libre en extérieur. Chaque RDC dure entre une demi-heure et une heure mais avec l'entraînement, on peut "compacter" la méthode, l'adapter, l'abréger. Pour cela, la part de la description écrite (personnelle) ou orale (partagée) des phénomènes éprouvés est essentielle et le sophrologue a pour tâche d'accueillir les "vivances" de ses patients ou élèves afin de leur indiquer le meilleur et plus court chemin pour ouvrir toujours plus l'éventail de leur conscience, optimiser leurs ressources énergétiques et développer leurs capacités. Il est demandé aux patients ou élèves de pratiquer chez eux, de s'entraîner. C'est le principe de la répétition vivantielle, seul possible pour atteindre en fin de compte, pour ceux qui le désirent, un état permanent d'existence harmonieuse, en rapport avec les immenses potentialités de notre cortex. Une séance de sophrologie dure une heure. Elle commence par un court dialogue, enchaîne avec la pratique et se termine par un nouveau dialogue en lien direct avec la séance, pouvant inclure des explications complémentaires ou des conseils. La sophrologie se pratique dans une tenue souple de préférence. Adaptée, elle convient tout à fait aux enfants.

Applications

Les applications médicales ou socio-prophylactiques de la sophrologie sont importantes : obstétrique, gestion du stress, du poids, des phobies, de la douleur, des troubles psycho-somatiques, des troubles du sommeil, entraînement sportif, etc. Le sophronisant (l'élève ou patient) acquiert progressivement une conscience de son corps, de ses émotions et de son être et une autonomie dans la méthode. Il réduit sa tension musculaire, sa tension psychologique, tout en gardant un niveau de vigilance correct (c'est le niveau "sophroliminal", devenu aujourd'hui "conscience ISOCAY", qui évite l'écueil de l'endormissement ou même de la somnolence, par l'utilisation de postures correctes et d'une respiration adaptée, qui doit beaucoup aux ancestrales pratiques du zen).

Terminologie

Le terme sophrologie ayant été repris par de nombreuses applications qui n'ont vraiment plus rien à voir avec le but thérapeutique recherché, il devenait impossible que des personnes qui veulent faire un travail sérieux puissent encore s'en servir.Protéger la méthode fut le seul souci de son créateur. La seule parade juridiquement valable était de spécifier ce travail en y ajoutant son propre nom, d'où le terme "sophrologie caycédienne", le reste de la méthode actuellement réactualisée a été protégé également pour en empêcher l'usage par tout personne non formée aux techniques, ceci uniquement dans le but de protéger les malades et toute personne qui s'engage avec bonne foi dans ce chemniment. La sophrologie caycédienne dispose d'une méthodologie et d'une épistémologie correcte et originale, en partie basée sur des racines grecques.

Formation des sophrologues

Il n’existe pas en France de diplôme d’état de sophrologie. Son exercice est libre. Le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne est quant à lui soumis à la Fédération Alfonso Caycedo et nécessite, après deux années d'études dans des centres agréés, d'acquérir, en 10 week-ends étalés sur 2 ans, les degrés supérieurs (5 à 12) auprès de l'Université Mondiale de Sophrologie d'Andorre. Précisons que de nombreuses centres agréés ou non, ainsi que la Fédération Mondiale de Sophrologie, n'imposent pas d'évaluation pratique (si ce n'est qu'ils demandent une description écrite en lien avec l'entraînement personnel) : le titre de Master Spécialiste en Sophrologie Caycédienne n'est pas en soi une garantie. Branche clinique : elle est réservée aux professionnels de la santé. La seule formation de sophrologue ne permet pas en effet de devenir thérapeute. Des diplômés universitaires : psychologues, médecins, kinésithérapeutes, sages-femmes, infirmières, peuvent ainsi proposer des séances de sophrologie en complément d'autres accompagnements thérapeutiques. Branche socio-prophylactique : : de plus en plus de sophrologues se consacrent au domaine pédagogique (prévention, enseignement, arts...), au domaine social (prévention, groupes d'entraînement...) ou au domaine sportif.

Polémiques

L’existence d’un vocabulaire spécifique, dont certains termes sont déposés, de formateurs diplômés par l’organisme fondateur, de termes, concepts très spécifiques, l’emploi de méthodes visant à modifier la perception de soi-même, et des relations avec les autres, et l’ambition philosophique de la sophrologie ont attiré l’attention de certaines personnes peu informées qui se sont interrogées de bonne foi sur le risque d’existence de sectes de « sophrologues ». De même, l’utilisation de la sophrologie dans le but d’améliorer le mental de sportifs ou d'hommes publics a pu être confondue avec des procédés condamnables, utilisés par certaines sectes justement. Le terme "sophrologie" est parfois confondu avec celui d'une organisation internationale qu'il est même inutile de nommer mais qui a défrayé les chroniques judiciaires et dont le nom "sonne" un peu comme "sophrologie". Sans porter critique contre aucune organisation en particulier, le rapport de la Mission Interparlementaire de Lutte contre les Sectes de 2001 mentionne que la sophrologie peut être «source de sectarisme » mais il ne révèle pas l'existence de la moindre secte basée sur cette approche. En revanche, il affirme que l’utilisation anarchique des termes et méthodes peut générer une confusion, voire des utilisations malsaines. C'est tout le problème des dérives et applications frauduleuses. Si la sophrologie caycédienne se définit comme une école de liberté existentielle et précise que la démarche sectaire lui est totalement opposée, la lecture du code déontologique des sophrologues caycédiens montre pourtant certaines contradictions en qualifiant de sophrologue cui-cui (!?) les sophrologues non caycédiens et en qualifiant, dans son article 33, de faute éthique grave (...) la participation d'un directeur délégué dans des activités d'institutions promues par des "sophrologues cui-cui".

Liens externes


- [http://www.sophrologie-caycedienne.com Site du fondateur de la sophrologie]
- [http://www.sophrologie.com Site de la Société Française de Sophrologie]
- [http://www.sophrologie-info.com Site d'informations exhaustif avec extraits audio gratuits de séance]
- [http://syndicat.sophrologues.fr Syndicat des Sophrologues Professionnels en Sophrologie]
- [http://ceps.sophrologues.fr Coordination des Ecoles Professionnelles en Sophrologie (Avignon, Lyon, Nantes, Paris, Rennes)]
- [http://annuaire.sophrologues.fr Annuaire de sophrologues des Ecoles Professionnelles en Sophrologie]
- [http://www.sophrologie.info Site de l'Ecole Française de Sophrologie (organisme de formation basé à Montpellier)]
- [http://www.sophro.com Site du Syndicat National des Sophrologues]

Bibliographie


- ABREZOL Raymond,
vaincre par la sophrologie, tome I et II, Vivez Soleil, 1983 et 2004.
- AUDOUIN Luc,
La Sophrologie, Les Essentiels Milan, 2000.
- AUDOUIN Luc,
Bien dans son corps au quotidien, Editions d'Organisation, 2003.ISBN 2-7081-2988-0
- CHENE Patrick-André,
Initiation à la sophrologie caycédienne, Praxis, Ellebore.
- SANTERRE Bernard,
Mais... qu'est-ce que la sophrologie ? Editions ISR - La Sablière [http://www.sophrologie-formation.com]. Catégorie:Psychiatrie Catégorie:Médecine parallèle catégorie:Développement personnel

Antonio Damasio

Damiaso, Antonio Damiaso, Antonio Damiaso, Antonio Damiaso, Antonio Antonio R. Damasio (Lisbonne, Portugal, 1944) est professeur et directeur du département de neurologie de l’Université de l’Iowa. Il est également professeur adjoint au Salk Institute d'études de La Jolla et écrivain.

Bibliographie


- Spinoza avait raison : le cerveau de la tristesse, de la joie et des émotions (2003) : du rôle des émotions dans le développement du « soi ».
- L'erreur de Descartes (1995) : essai de dépassement de la notion de spectateur cartésien.
- Le sentiment même de soi : corps, émotions, conscience (2002)

Science cognitive

« Cognitif qualifie les processus mentaux par lesquels un organisme acquiert des informations sur son environnement et les traite pour ajuster son comportement. » (François Bresson). Les sciences cognitives visent l'étude et la compréhension des mécanismes de la pensée (le langage, le calcul ou le raisonnement par exemple). Cela inclut l'étude et la modélisation de la connaissance et de l'intelligence. Les sciences cognitives tentent ainsi de mieux comprendre la nature et la structure des activités mentales en tenant compte conjointement des données issues d'autres domaines. Les sciences cognitives sont un champ interdisciplinaire très vaste dont les relations avec les autres champs doivent se baser sur le débat. Ainsi, on considère généralement que les sciences cognitives sont constituées par la psychologie, la linguistique, l'intelligence artificielle, la philosophie, la neurobiologie essentiellement. On estime aujourd'hui qu'elles ont dépassé le simple stade d'une accumulation disciplinaire et ont donné naissance à une science de la cognition, dont les spécialistes cogniticiens sont réunis par des sociétés savantes et publient dans des revues internationales transdisciplinaires, ainsi qu'à un secteur applicatif industriel du domaine de l'ingénierie de la connaissance : la cognitique. Les sciences cognitives ont aujourd'hui, grâce à cette large fédération de disciplines et à leur intégration, l'ambition et la volonté d'étudier d'appréhender et de comprendre les différents processus cérébraux de la cognition tels que la mémoire, le raisonnement, le langage, la perception, l'apprentissage, mais aussi la conscience et plus généralement l'esprit humain. Enfin, les sciences cognitives sont considérées comme interdépendantes des sciences exactes car elles utilisent souvent des méthodes scientifiques de simulation et de modélisation en partant de résultats expérimentaux proposés par l'éthologie, la psychologie cognitive, la statistique et l'informatique.

La grammaire générative de Chomsky

Chomsky a révolutionné la linguistique formelle en proposant, à la place du distributionnalisme de Bloomfield, que la langue est généralisable en termes de règles de réécriture capables d'engendrer toutes les phrases grammaticales à l'exception des phrases agrammaticales, celles-ci témoigneraient de notre compétence, notre savoir-faire inné sur la langue. Ces règles de réécriture sont un ensemble de syntagmes ayant la même structure, d'après la théorie X Barre, tout syntagme se réécrit en un spécifieur de syntagme suivi de sa tête de syntagme suivi de son complément. On peut assimiler sa théorie au fonctionnement de Prolog car pour Chomsky la tâche du linguiste est de distinguer l'input acquis depuis la naissance de la grammaire universelle (P→SNSV) de l'output qui permet de vérifier les phrases. En ce qui concerne les universaux linguistiques, les règles de réécritures ainsi que quelques points partagés par toutes les langues tels l'opposition masculin/féminin, animé/inanimé ainsi que toute la structure syntaxique serait génétique. Le but de la grammaire générative étant de remplacer le concept de table rase à la naissance de son collègue de Harvard, Skinner, ce que Chomsky appelle tendrement psycholinguistique SR. L'idée est fructueuse mais dangereuse car l'innéisme n'a pas eu la même histoire en Europe et aux États-Unis : en Europe, c'est ce qui a justifié les expérimentations médicales au temps d'Hitler, ce qui a été condamné par la bioéthique, alors qu'aux États-Unis, cette partie de l'histoire est méconnue, et elle a donné lieu à des recherches où Chomsky complémentarise la compétence (savoir implicite sur la grammaticalité d'une phrase et sur l'utilisation cohérente de sa propre langue à la performance, usage individuel du langage appelé acte de langage obéissant à des règles de créativité phonologiques,morphologiques, syntaxiques,et sémantiques). D'où les progrès énormes en didactique des langues, et en didactique aux États-Unis.

Le perceptron de Selfridge

Les graphes orientés du perceptron sont pondérés par des valeurs d'entrée appelées poids. Il y aura réponse si la somme des entrées multipliée par les poids atteint un seuil minimal d'activation (quand il y a une réponse, on l'appelle PPSE, sinon PPSI, E pour excitation et I pour inhibition). Jusqu'à la fin des années soixante beaucoup d'auteurs les ont assimilés un peu rapidement à de vrais neurones à cause de leur forme arrondie avec une queue et du fait que les auteurs qui l'ont inventé (Selfridge, Lettvin...) ont repris intégralement la terminologie présentée dans synapse et transmission synaptique. Ces automates sont souvent appelés neurones formels. (cf Neurone formel) Le terme n'est d'ailleurs pas si abusif, car l'article fondateur de J. Y. Lettvin, H. R. Maturana, W. S. McCulloch et W. H. Pitts, What the frog's eye tells the frog's brain,, Proc. IRE 47 (1959) 1940--1951, repris dans Embodiments of Mind de Warren S. McCulloch (MIT Press, 1965) mentionne un fonctionnement tout à fait comparable des neurones de la rétine chez le crapaud; il faut néanmoins se rappeler en permanence qu'il ne s'agit là que d'une métaphore commode qui sert juste à aider la réflexion. Le terme de réseaux neuromimétiques est parfois préféré.
- [http://www.cns.nyu.edu/events/vjclub/classics/lettvinEtAl68.pdf L'article fondateur (PDF, anglais, 11 pages)]

La psycholinguistique de Jakobson

Jakobson fut le premier linguiste à décrire des cas d'aphasies et de dyslexies. Depuis c'est la pathologie du langage et la neurolinguistique qui s'efforcent de comprendre les mécanismes du langage en tant qu'héritage social requérant des bases mnésiques. Aujourd'hui on sait qu'il existe des centres mnésiques de la parole et du langage grâce à Wernicke et Broca mais son traitement met en jeu un accord entre les deux hémisphères du cerveau, le gauche qui s'occupe du son et le droit qui s'occupe du sens, ces fonctions sont parfois inversées chez les gauchers.

Les mémoires de Baddeley

En 1974, Baddeley et Hitch introduisent le Modèle de mémoire de travail afin de remplacer la théorie de la mémoire à court terme chez l'homme qui est composée d'un système de contrôle de l'attention supervisant et coordonnant deux systèmes esclaves auxiliaires : la boucle articulatoire et le calepin visuo-spatial. On distingue les mécanismes de stockage de ceux de la récupération et la mémoire s'ouvre en un éventail de mémoires se recoupant les unes les autres : mémoire visuelle, auditive, gustative, tactile, autobiographique, sémantique, noétique, épisodique, procédurale, déclarative, des récits, pour l'apprentissage, etc.. toutes ces mémoires étant régies par des processus d'auto-répétition interne. En psychologie cognitive, on peut tester ces deux sous-systèmes esclaves. La boucle articulatoire par un test d'empan qui consiste à répéter une liste de chiffres de plus en plus longue. Et pour le calepin visuo-spatial c'est le même principe en utilisant des blocs disposés sur une planche et en montrant la même succession de blocs.

La logique formelle de Frege

Frege révolutionne la logique classique en introduisant le concept de dénotation dans son article Sens et Dénotation (Sinn und Bedeutung). Le sens de « étoile du matin » (a) est différent de celui de « étoile du soir » (b) puisque leurs réalisations accoustiques ou signitives diffèrent : « La différence de sens correspond à une différence du mode de donation de l'objet désigné » néanmoins ils dénotent la même réalité : la planète Vénus d'où (a) = (b) a une valeur de connaissance car ce n'est pas tous les jours qu'on découvre qu'une étoile est une planète. Ainsi cit. « La dénotation d'« étoile du soir » et d'« étoile du matin » serait la même, mais leur sens serait différent ». Ce qui a permis d'actualiser le signe de Saussure qui refusait d'y attribuer la référence au monde. Il a introduit la quantification dans la logique formelle. On oppose le quantificateur universel : « Tous les hommes sont mortels » au quantificateur existentiel « Il existe au moins un homme mortel ». Il a fondé le calcul des prédicats. Cela sans compter qu'il fut le premier à découvrir le langage des abeilles d'où son influence en éthologie.

Voir aussi

Sciences du langage


- Noam Chomsky
- George Lakoff
- Emile Benveniste
- Roman Jakobson
- Georges Mounin
- Antoine Culioli
- John Langshaw Austin

Psychologie cognitive


- Alan Baddeley
- Alain Lieury
- Oliver G Selfridge
- Howard Gardner
- Robert Sternberg

Intelligence artificielle


- François Dell
- Willard Van Orman Quine
- Daniel Kahneman
- Gerald Edelman
- R Langacker
- Leon Festinger
- Marvin Minsky
- John Donahoe

Philosophie


- Leibniz
- Hume
- Descartes
- Platon
- Frege

Réflexions sur la Science


- Popper
- Wittgenstein

Théories


- Problème corps-esprit
- Dualisme
- Matérialisme
- Fonctionnalisme
- Théorie de l'identité du cerveau et de l'esprit
- Modularité de l'esprit
- Inconscient
- Inconscient collectif
- Rêve
- Phrénologie
- Mémoire
- Mémoire eidétique
- Réflexes conditionnés

Liens


- Classement thématique des neurosciences Catégorie:Linguistique Catégorie:Psychologie Catégorie:Psychologie cognitive Catégorie:Philosophie Catégorie:Sciences cognitives ja:認知科学 ms:Sains kognitif simple:Cognitive science

Argument circulaire

On nomme argument circulaire une argument où une proposition A utilise pour sa justification une proposition B dans le même temps que la justification de la proposition B nécessite la validité de la proposition A. Dans le cas courant, cela constitue une forme de sophisme. Toutefois, les arguments circulaires ne sont pas dénués d'intérêt pour autant : leur présence indique qu'un système comprenant les propositions A et B ne serait pas nécessairement autocontradictoire, ce qui constitue un début de connaissance à son sujet, sous réserve que A aussi bien que B soient correctement défines en termes opérationnels. Ce type de boucles stables est considéré en détail à travers de nombreux exemples dans le livre de Douglas Hofstadter « Gödel, Escher, Bach ».

Voir aussi


- petitio principii
- Autocontradiction
- Logique Catégorie:Raisonnement fallacieux

Stimulus

Un stimulus (pluriel : des stimuli) est un agent susceptible de provoquer un changement de comportement chez le sujet observé. Il existe de nombreux stimuli : radiations électro-magnétiques, lumière, chaleur, gravité, son, événement, choc électrique, aspect, odeur, composés chimiques, etc. Pour un animal, le "stimulus" est : un bruit, un mouvement, un éclérage qui stimule un etre vivant (ex: la mouche pour la grenouille) Définition : Nom donné à tout ce qui est de nature à déterminer une excitation chez un organisme vivant. Catégorie:Psychologie

Stoïcisme

Catégorie:École philosophique Catégorie:Philosophie Catégorie:Rome antique __NOTOC__Catégorie:Rome antique Le stoïcisme est une école philosophique de l'Antiquité fondée par Zénon de Kition. C'est l'une des principales philosophies de la période hellénistique, avec l'épicurisme et le scepticisme, philosophie rationaliste qui se rattache notamment à Héraclite (idée d'un log